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Covid-19: les entreprises françaises sont-elles sur la voie de la reprise?

Date de dernière mise à jour: 19 janvier 2021

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Après une année 2020 désastreuse pour l’économie française suite à la pandémie de Covid-19, les entreprises se retrouvent fortement fragilisées pour débuter 2021. Certains indicateurs économiques tendent toutefois à démontrer que la reprise pointe doucement le bout de son nez.

Certes, les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19 se font encore sentir dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Notamment l’horeca et la culture qui sont toujours fermés pour au moins un mois. Toutefois, il apparaît au travers des derniers indicateurs que l’économie commence lentement mais sûrement à se remettre en marche.

On observe, selon les données de l’Insee, que la création d’entreprises dépasse désormais son niveau d’avant la crise sanitaire. Ainsi, le nombre d’entreprises créées au cours des trois derniers mois de l’année (octobre à décembre) est en nette hausse par rapport aux mêmes mois de l’année 2019 (+16,3%).

Le secteur "transports et entreposage" est celui qui contribue le plus à cette hausse (+13 100 créations). Au sein de ce secteur, c’est dans les autres activités de poste et de courrier que la hausse est la plus importante (+13 600 créations sur les trois derniers mois). Cet essor reflète notamment le développement des services de livraison à domicile.

En plus des dispositifs nationaux mis en place par le gouvernement pour amoindrir l’impact de la crise, les entreprises peuvent aussi compter sur la solidarité de l’Union Européenne avec un plan de relance de 750 milliards d’euros, dont 40 milliards reviennent à la France, qui doit permettre de redynamiser les secteurs économiques les plus sinistrés.

Notons encore que les créations d’entreprises individuelles, qui représentent près de trois créations d’entreprises sur quatre, augmentent fortement (+5,6%), tandis que les créations de sociétés sont en léger recul (–0,2%).

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Une reprise lente

Selon les dernières projections macroéconomiques de la Banque de France, publiées mi-décembre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore rebondira de 5% en 2021, après une chute de 9% cette année. Notons que dans sa prévision annuelle, le Fonds Monétaire International (FMI) s’attend, lui, à un rebond de 5,5% du PIB de la deuxième économie de la zone euro.

La reprise française devrait cependant rester inférieure à la tendance d'avant la crise - l'économie de l'Hexagone superformait alors celle des autres pays de la zone euro - car la situation financière des entreprises et le chômage élevé vont continuer à peser sur l'activité.

"L'impact du second confinement a été beaucoup moins sévère que le premier confinement du printemps", a toutefois tempéré le directeur des études à la Banque de France, Olivier Garnier, à l’occasion des dernières projections de l’établissement. "L'hébergement et la restauration ont été très touchés lors des deux confinements. Les services à la personne ont été moins affectés qu'au printemps. Enfin, beaucoup de secteurs ont été beaucoup moins frappés comme le bâtiment ou les services aux entreprises. La baisse du PIB au quatrième trimestre serait de -4%. Sur l'ensemble de l'année, l'activité serait à -9%", a-t-il expliqué.

Alors que la crise devrait laisser le déficit budgétaire du secteur public à 7,7% du PIB cette année, le FMI a exhorté ce lundi le gouvernement à ne pas perdre de temps et à élaborer des plans pour réduire les dépenses une fois que la reprise économique sera installée. Il a toutefois ajouté que cette initiative ne devrait commencer que si la croissance est positive, que la production économique revienne à ses niveaux d'avant la crise et que les risques sont atténués.

Il est à signaler qu’après la première vague, le redémarrage de l’économie française avait été l’un des plus importants d’Europe. Alors que le pays enregistrait une perte d’activité économique de plus d’un tiers du PIB (-36%) en avril, celle-ci n’était plus que de -7% à l’été. Un rattrapage économique inégalé parmi nos voisins européens et qui pousse à l’optimisme.

Avec les excellents chiffres des créations d’entreprises et un redémarrage économique attendu, autant par la Banque de France que le FMI, et qui devrait être aussi bon qu’au printemps dernier, les entrepreneurs français sont sans aucun doute bien engagés sur la voie de la reprise.

Rebond de la confiance des ménages

Du côté des ménages, on croit également en la reprise. Au mois de décembre, leur confiance dans la situation économique a nettement rebondi et retrouvé son niveau de septembre. Il demeure toutefois légèrement en dessous de sa moyenne de longue période.

Par ailleurs, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois augmente très fortement, après avoir chuté en octobre et novembre. Leurs craintes concernant l’évolution du chômage baissent d’ailleurs nettement en décembre, bien qu’il demeure depuis avril 2020 très au-dessus de sa moyenne de longue période.

Notons enfin qu’avec une année 2020 jalonnée par les confinements et autres restrictions, les ménages ont constitué plus d’épargne que de coutume. Et plutôt que de la conserver sur leurs comptes, les Français l’utilisent, ce qui entraîne une hausse des dépenses de consommation. Au mois d’octobre, elles ont ainsi augmenté de pratiquement 4%, avant de chuter en novembre avec la mise en place du second confinement, puis de se reprendre nettement en décembre. Nul doute que la poursuite de la levée des restrictions entraînera une nouvelle hausse au cours du premier trimestre de cette année.

Un rebond de la consommation permet de favoriser la reprise économique tout en limitant les risques de récession du PIB. Cela profite aux entreprises qui ont ainsi vu leur trésorerie augmenter fortement de juin à octobre, entre les deux confinements. Même si la situation est et restera pendant encore quelques mois compliquée pour tous les entrepreneurs, l’analyse des principaux indicateurs économiques laisse entrevoir l’émergence d’une reprise solide.

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